A propos du Klaser par le docteur Tania Bellot

 

A PROPOS DU K-LASER

 

Nouveau venu en France, le K-LASER est utilisé dans notre Centre de Traumatologie du sport depuis 10 mois.

Il s’agit d’un laser à Diodes infra-rouge High Power:

– 10 W de puissance max

– 2 longueurs d’onde: 800 et 970 nm (infra rouge invisible)

 

Tableau des différents types de lasers:

Appareil compact, léger ( poids: 3,5 Kg), transportable en valisette (encombrement 20 X 21 X 20 cm.), ce laser thermique, couplé au rayon rouge de l’hélium-neon (632 nm) est véhiculé par fibre optique jusqu’à une pièce à main. Celle-ci est dailleurs munie d’un zoom optique qui permet de réduire ou d’agrandir la surface de traitement.

 

Plusieurs programmes pré-établis (accessibles via un écran tactile) sont proposés; les programmes personnalisés sont possibles avec le réglage de la puissance, de la durée de l’émission et le choix du mode continu ou pulsé ( fréquences de 1 à 20000 hertz )

 



Jusqu’à présent ces lasers à diodes IR dans cette gamme de longueur d’onde étaient décriés (soft-lasers des années 90-95 ) car malgré leur pénétration de 30-35 mm leur puissance n’excédait pas 150mW, leur conférant un intérêt antalgique limité.

Le K-LASER atteint une puissance équivalente à celle du LASER CO2 et l’effet thermique obtenu génère des actions antalgiques, anti-inflammatoires, anti-oedemateuses largement supérieurs aux soft-lasers.

 

EN PRATIQUE:

 

Dans notre centre de la Défense le K-LASER est préconisé surtout dans la traumatologie bénigne fraîche pour sa rapidité d’action sur la douleur, le drainage et la contracture.

 

Exemples:

entorses bénignes cheville, genou etc…, contractures, «élongations», lombalgies, péritendinites, périostites, bursites achiléennes, bursites du TFL (syndrome de l’essuie-glace ou balayette ), bursites du moyen fessier, bursites sous-acromiales, etc…

 

Dans les pathologies plus anciennes rebelles aux traitements classiques le LASER CO2 est privilégié pour son fort pouvoir régénérateur et défibrosant, en particulier dans les tendinopathies, les fibroses cicatricielles de lésions musculaires aponévrotiques ou ligamentaires, les fibroses post-opératoires (chirurgie de la main ou du pied ++).

Dans ces pathologies chroniques il est cependant possible de débuter le traitement par le K-LASER qui semble avoir une action antalgique voire drainante plus rapide que le CO2.

 

 

EN CONCLUSION:

 

– Les avantages du K-LASER:

 

* Son action antalgique et antioedemateuse particulièrement rapide.

* Sa maniabilité grâce à la fibre optique et la pièce à main intéressante dans les zones d’accès difficiles.

* Son encombrement minimum qui permet d’accompagner les sportifs dans leur déplacement.

* L’absence de contre-indications ( hormis les lésions cutanées ) et la lésion fraîche de moins de 5 jours.

* L’utilisation possible par un kiné (classe IIIB). Rappelons que le LASER CO2 (classe IV) est réservé aux médecins ou aux kinés sous responsabilité médicale

* Son moindre coût (50% du prix d’un LASER CO2).

 

– Ses limites:

* Traitement manuel uniquement.

* L’action régénératrice , défibrosante décrite dans la littérature semble moins performante que celle du LASER CO2.

* Les études se poursuivent, les protocoles sont peut-être en cause et doivent être affinés. Ne pas oublier que notre expérience du LASER CO2 remonte à 1984….

 

 

Docteur Tatiana Bellot – Puteaux la Défense – Mai 2009

 

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